Un nouveau gouvernement où s'équilibrent la jeunesse et l'expérience, et qui respecte les engagements de François Hollande en matière de parité et de diversité
Avec François Lamy et Manuel Valls, l'Essonne est à l'honneur dans ce gouvernement du changement.
Le principe des accords compétitivité-emploi, proposés par N. Sarkozy au début de l’année, est simple : il s’agit de permettre au niveau de chaque entreprise de conclure des accords entre direction et représentants des salariés, soit pour augmenter le temps de travail sans augmentation des salaires, soit au contraire pour diminuer le temps de travail avec une diminution du salaire. La contrepartie serait de garantir l’emploi, les directions s’engageant à ne pas fermer ou délocaliser un site.
Ce type de chantage n’est pas nouveau : on se souvient qu’à l’usine Continental de Clairoix les salariés avaient en 2007 accepté de revenir aux 40 heures sans augmentation de salaire, avant que l’usine ne ferme finalement en 2010, car les belles promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire... Mais quel autre choix ont aujourd’hui les salariés que de céder à de tels chantages ?
Ce type d’accord n’est aujourd’hui possible que si chaque salarié donne son accord individuel, car cela remet en cause de façon importante chaque contrat de travail. C’est ce verrou que le MEDEF demande au gouvernement de faire sauter. Il s’agit donc d’une grave menace pour le code du travail, ce qui n’est pas acceptable : tout accord collectif doit au final être validé par le salarié, qui doit pouvoir accepter ou refuser une modification de son contrat de travail. De même, il est impensable que de tels accords puissent être conclus au sein d’une entreprise sans que les règles en aient été définies au niveau des branches d’activités ou des interprofessions.
Enfin, quand des difficultés économiques conjoncturelles se présentent, quand le chômage partiel n’est pas la solution, il peut arriver que la meilleure façon d'y faire face, pour sauver l'emploi, consiste à demander un ajustement du temps de travail et des rémunérations. Mais sur quelles bases apprécier la situation ? Comment les salariés pourraient-ils se déterminer sans disposer d’une information objective et vérifiable sur l’état de l’entreprise ? Il faut pour cela créer des espaces de discussion sur les réalités économiques de l'entreprise, ses investissements, ses carnets de commande, sa trésorerie. Ainsi, face à un diagnostic de difficulté économique, les salariés seront impliqués et décideront de la réponse à donner pour sauver leurs emplois.
Résultats du 2e tour de l'élection présidentielle :
Inscrits : 1602
Votants : 1314 (participation : 82%)
Exprimés : 1248
François Hollande : 598 voix (47,9%)
Nicolas Sarkozy : 650 voix (52,1%)
Merci à tous ceux qui ont voté pour notre candidat et qui ont contribué à cette belle victoire.
Nous sommes un peu déçus de ne pas l'avoir emporté à Champlan, même si pour la première fois depuis 20 ans, nous passons largement sous la barre des 100 voix d'écart entre le candidat de la droite et celui de la gauche à un deuxième tour de l'élection présidentielle.
Merci à tous et à très bientôt pour l'élection législative !
Merci à tous les Champlanais qui ont voté pour notre candidat et l'ont placé en tête du 1er tour à Champlan.
Rendez-vous le 6 mai pour le deuxième tour. Si vous ne pouvez pas être présent, pensez à la procuration.
La feuille de route de François Hollande
François Hollande a présenté le 4 avril le programme des actions qu'il mènera au cours de la première année de son mandat.
Pour une politique familiale plus juste
Jean-François Castell
Le sujet de la politique familiale concerne plus de 30 millions de français. L’objectif de François Hollande est d’adapter le système actuel pour le rendre moins injuste.
En effet, aujourd’hui, le quotient familial est injuste. Créé en 1945, c’était une mesure de justice sociale destinée à réduire les impôts des couples ayant des enfants à charge. On le calcule en fonction du nombre d’enfants, du revenu et des aides familiales perçues par les ménages. Ce mode de calcul est injuste, car malgré les plafonnements (2300 € par demi-part) l’avantage fiscal augmente avec le revenu de chaque foyer. Ainsi, aujourd’hui, seulement 10% des familles perçoivent 46% du budget que l’Etat consacre au quotient familial. Ce sont donc les familles les plus riches qui en bénéficient le plus, alors que les familles qui ne paient pas ou peu d'impôts n'en bénéficient pas. Par exemple, un couple avec 3 enfants économise 600 €/an lorsqu’il gagne 2 SMIC. Mais s’il gagne 10 SMIC c’est plus de 9 000 €/an qu’il peut économiser.
C’est pourquoi François Hollande ne souhaite pas supprimer le quotient familial, mais rendre plus juste la redistribution de l’argent consacré au soutien des familles. L’effort de redressement des comptes de l’Etat dans une période de crise économique demande une gestion rigoureuse des aides. Le principe est donc simple : limiter la réduction d’impôt pour les 5% des foyers fiscaux les plus aisés. La déduction possible pour chaque demi-part sera plafonnée à 2000 €.
Avec l’argent ainsi économisé, le candidat souhaite augmenter de 25% l’allocation de rentrée scolaire pour les familles les plus modestes. Ceci permettra à un couple avec trois enfants de gagner chaque année 230 euros de plus. Les familles de classe moyenne, y compris de classe moyenne supérieure, continueront donc à bénéficier du quotient familial au même niveau qu’aujourd’hui.
Quelques exemples :
- Pour une famille constituée d’un couple gagnant 2 SMIC et 0,8 SMIC, dont les trois enfants sont au collège et au lycée, la hausse de 25% de l’ARS représentera 230€ de plus par rapport à la situation actuelle.
- Pour un couple de cadres supérieurs gagnant chacun 3 SMIC, avec trois enfants, la situation sera inchangée.
- Pour le même couple avec trois enfants, mais gagnant chacun 4 SMIC, soit plus de 8000 euros par mois, la baisse du plafond du quotient familial se traduira par une hausse d’impôt de 1344€ par an, soit 112€ par mois, ce qui représente 1.25% de leur salaire net. Le quotient familial continuera cependant de diminuer leur impôt de 8000€ par an (soit 50% de leur impôt total).
Logement : l'urgence
Luis Ferrari
Il y a quelques semaines, avec la baisse des températures, sont arrivés les sujets sur les SDF, les morts de froids, les difficultés pour se chauffer. Comme si le froid était responsable de la misère et des situations d'urgence. Il y a urgence en effet, mais cela ne tient pas au thermomètre ni seulement à la crise.
Depuis longtemps, les inégalités n'ont été aussi grandes mais surtout elles deviennent structurelles. Là où un accident de la vie, la perte de l'emploi, la maladie, un accident personnel, pouvait conduire à un moment difficile mais après lequel on devait pouvoir se redresser avec l'aide des dispositifs sociaux, de la solidarité, force est de constater qu'aujourd'hui la situation est telle que la misère s'incruste et que le moindre accident de la vie conduit à de véritables situations de détresse, de désocialisation, de pauvreté et de perte de confiance en soi et de dignité. Une partie de plus en plus importante bascule dans la misère en perdant tout espoir d'en sortir. C'est un terrible retour en arrière pour notre pays. Des millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté, privés de logement, contraints à vivre dans des campings ou dans leur voiture même lorsque l'on est salarié parfois. 8 millions de pauvres, mais 15 millions qui ont du mal à boucler les fins de mois pour les besoins essentiels à 50 ou 100 euros près.
Parmi les éléments qui font basculer, la question de l'emploi et du logement sont décisives. Si l'hiver est redouté par les plus défavorisés, pour de nombreux foyer, le printemps et la fin de la trêve hivernale sur les expulsions sont tout autant redoutés. Les personnes résidant en logements sociaux y restent de plus en plus longtemps, le parcours résidentiel est en panne. Les loyers du secteur privé explosent, et pour nombre de salariés ils sont inaccessibles. C'est pourquoi dans les zones où les prix sont devenus exorbitants, nous proposons d'encadrer par la loi les montants des loyers lors de la première location ou à la relocation. Nous généraliserons les dispositifs de caution solidaire mis en oeuvre par des collectivités de gauche pour les jeunes.
Il faut agir dès le début de la législature pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants dont 150000 logements très sociaux. Pour en assurer le financement nous doublerons le plafond du livret A, afin que l'épargne retourne à la solidarité et ne s'évapore pas dans des dispositifs financiers « toxiques » pour notre économie. Nous proposons de renforcer la loi SRU, en multipliant par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes refusant d'accueillir les ménages aux revenus modestes et moyens ; et en portant à 25% les exigences en matière de construction de logements sociaux. Nous favoriserons la mixité sociale en imposant une règle des trois tiers pour les nouvelles constructions de logements collectifs : un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements à loyer libre.
Enfin plutôt que d'accroître les droits à construire de 30% qui favoriseront la spéculation foncière, nous mettrons gratuitement à disposition des collectivités locales les terrains de l'État qui sont disponibles pour leur permettre de construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans.
On a perdu trop de temps dans ce domaine, il est urgent d'agir, et de changer la donne.
Législatives : premier tour dans jours.
Si vous êtes absent le 10 ou le 17 juin, pensez à donner procuration à un électeur de la commune. Si vous voulez voter pour notre candidat, et que vous ne savez pas à qui donner procuration, contactez-nous